Manifeste pour l’école
Pour une pédagogie qui respire… et qui respire sans mobilier mental.
Une pédagogie qui s’allège,
qui se déplie, qui se défait des évidences vissées au sol.
Une
pédagogie qui ose la concomitance, la co‑création, la
co‑opération, la relation.
Une pédagogie qui repart à
zéro, qui oublie les bureaux, les chaises, les rangées, les
postures figées. Au moins pour un temps.
Qui oublie “être
assis”, “écouter”, “regarder”, “rester passifs”, comme
si apprendre devait forcément ressembler à ça.
Une pédagogie qui se libère de
la discipline‑meuble, de l’ordre‑meuble, de la
rigueur‑meuble.
Qui enlève ces blocs lourds, jamais remis
en question, jamais déplacés.
Qui retrouve l’espace,
retrouve le temps, retrouve le mouvement.
Une pédagogie qui joue avec le
vent, les matériaux, l’imagination, le rêve.
Qui laisse
entrer le dehors.
Qui laisse advenir ce qui veut advenir.
Révolution, évolution…
ou
juste une respiration plus profonde.
Mais une chose est sûre :
on n’osera jamais assez.

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