Le matin, en arrivant, les élèves discutent, se posent, papotent et prennent leurs marques.
On explique, on raconte, on lit, parfois on demande — mais rien d’officiel, rien de rigide ou de programmé.
On explique, on raconte, on lit, parfois on demande — mais rien d’officiel, rien de rigide ou de programmé.
Lentement, des besoins d’apprentissage apparaissent :
« Maître, j’ai écrit une histoire drôle, tu veux la lire ? »
« Comment on joue à ce jeu ? »
« Je peux chercher un truc sur l’ordinateur ? »
« Je peux me dégourdir les jambes dans la cour ? »
« Maître, j’ai écrit une histoire drôle, tu veux la lire ? »
« Comment on joue à ce jeu ? »
« Je peux chercher un truc sur l’ordinateur ? »
« Je peux me dégourdir les jambes dans la cour ? »
Bref… l’importance capitale de ces moments tranquillement « installants » et vivifiants, d’une vie qui reprend ses droits.
C’est peut-être long, mais ça n’a pas d’importance.
On a le temps, l’espace.
Ce temps n’est pas rentable, mais indispensable, primordial.
Peut-être qu’il faut se détacher en s’attardant un petit peu, en se promenant symboliquement d’une branche à l’autre, d’une histoire à l’autre, d’une attention, d’un détail à l’autre…
C’est peut-être long, mais ça n’a pas d’importance.
On a le temps, l’espace.
Ce temps n’est pas rentable, mais indispensable, primordial.
Peut-être qu’il faut se détacher en s’attardant un petit peu, en se promenant symboliquement d’une branche à l’autre, d’une histoire à l’autre, d’une attention, d’un détail à l’autre…
Il en faut, de la confiance, de la patience et de la douceur, pour arriver à ce début.
Arriver à ce début, cette gare de toutes destinations, où chacun choisit son train intérieur.
Que fais‑tu des apprentissages ?
Rien. Je n’en peux rien faire.
Arriver à ce début, cette gare de toutes destinations, où chacun choisit son train intérieur.
Que fais‑tu des apprentissages ?
Rien. Je n’en peux rien faire.
Ils se font sûrement et tranquillement, à leur manière.
Ils se font parce qu’on garde ouvertes les portes de la présence aux choses, parce qu’on laisse entrer le monde — et c’est ainsi qu’ils prennent racine.
On programme quelques « moments du maître », juste ce qu’il faut pour offrir des appuis, construire ensemble, déconstruire et reconstruire.
On programme aussi quelques moments coopératifs, ces précieuses respirations du groupe.
On programme quelques « moments du maître », juste ce qu’il faut pour offrir des appuis, construire ensemble, déconstruire et reconstruire.
On programme aussi quelques moments coopératifs, ces précieuses respirations du groupe.
Et puis on s’approprie des questions, des délibérations, des doutes, tout ce qui fait grandir sans qu’on l’ait prévu.
La vie s’agence presque sans préparation, dans une harmonie qui ne suit aucune ligne droite.
Il y a des frottements, des élans, des rapprochements, des éloignements, et pourtant tout cela compose, se réajuste, se répond.
Il y a des frottements, des élans, des rapprochements, des éloignements, et pourtant tout cela compose, se réajuste, se répond.

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